Évaluation préliminaire

Évaluation préliminaire

A la suite d'une déclaration d'invention, une évaluation préliminaire est réalisée par la structure de valorisation responsable.

Cette évaluation du contexte de l'invention est abordée sur 2 parties :
  • Stratégie de protection de l'idée
  • Évaluation du potentiel socio-économique

Donner toutes les chances à votre découverte de trouver un usage : c’est l’objectif de cette évaluation, une étape clé pour orienter efficacement la valorisation de vos résultats de recherche.

Stratégies de protection de mon idée : Quel format ?

Plusieurs formats de protection existent

L'évaluation de votre déclaration d'invention, suivie de discussion technique avec vous, permettent d'analyser la situation et le format de protection le plus adapté à votre invention.
Il existe de multiples méthodes de protection d'une invention comme un brevet, un logiciel ou savoir-faire... Vous retrouverez ici une liste des formats de protection possibles.

Est-ce que mon idée est brevetable ?

Critères de brevetabilité

Pour initier cette discussion sur la brevetabilité, contactez le service de valorisation correspondant de votre laboratoire.

Évaluation du potentiel socio-économique de mon idée

Il est important de définir clairement le problème que vous essayez de résoudre et qui en bénéficierait. Qui est concerné par ce problème ? Pouvez-vous décrire les avantages de votre solution et résumer votre proposition de valeur dans un bref argumentaire ?

Une fois que vous avez rédigé votre argumentaire, les points suivants peuvent vous aider à réfléchir plus en détail à votre opportunité.
  • Décrivez le problème et votre solution.
  • Décrivez le ou les problèmes résolus, les clients, les applications et les avantages pour les utilisateurs.
  • Caractéristiques novatrices de votre solution : que fait-elle, argument clé de vente.
  • Votre solution permet-elle d'économiser des coûts, du temps ou des ressources ?
  • Votre solution constitue-t-elle une amélioration progressive ou une avancée majeure ?
  • Statut de votre solution : idée, preuve de concept, prototype, prêt à l'emploi (par exemple, un outil de recherche), confidentiel ou divulgué/publié.
  • Marché : le problème que vous résolvez a-t-il une valeur commerciale et est-il réalisable ?
  • Taille du marché (total/potentiel), tendances.
  • Barrières à l'entrée : évolutivité, exigences réglementaires du secteur, liberté d'exploitation (brevets), monopole des concurrents.
  • Voie d'accès au marché : licenciés potentiels, investisseurs, planification commerciale
L'étude du potentiel économique aide à répondre à toutes ces questions.
Quand déclencher l'étude du potentiel économique ?
À quel moment de votre projet réaliser cette étude ?
Le plus tôt possible dès que vous pressentez un potentiel applicatif pour vos résultats.

En pratique, l’étude du potentiel économique est souvent lancée juste après l’identification de l’invention et le dépôt d’une déclaration d’invention auprès de votre service de valorisation. Cela correspond généralement à un stade où vous avez obtenu une preuve de concept initiale en laboratoire (vos premiers résultats valident l’idée) sans encore être entré·e dans un développement industriel poussé. Inutile d’attendre d’avoir un prototype finalisé : l’étude sert justement à guider vos prochains développements.
En revanche, si votre projet est encore purement théorique ou trop exploratoire (aucune validation expérimentale à ce stade), il peut être un peu tôt : on manque de matière pour estimer le potentiel économique de façon crédible. Dans ce cas, il vaut mieux réaliser quelques tests supplémentaires afin d’atteindre un niveau de maturité suffisant avant de lancer l’étude.

Bon timing : Dès que votre innovation possède un résultat tangible ou un démonstrateur de labo, et avant d’engager des dépenses importantes (dépôt de brevet, investissement en prototypage…). L’étude vous éclairera sur la pertinence de ces investissements. Notez qu’elle peut être réalisée en parallèle des démarches de protection intellectuelle : votre service de valorisation veillera à coordonner étude de marché et protection brevet de manière cohérente, l’une n’empêchant pas l’autre.
Pourquoi faire cette étude ?
Une étude du potentiel économique sert à vérifier si vos résultats de recherche peuvent se transformer en applications concrètes et utiles sur le marché. En d’autres termes, elle mesure si votre innovation répond à un besoin réel et quelle valeur elle pourrait générer. Cette démarche présente plusieurs bénéfices pour un·e chercheur·se  :
  • Maximiser l’impact de vos travaux : Elle permet d’explorer le potentiel de vos découvertes, de mettre en valeur votre projet et de transformer vos idées en opportunités concrètes. Autrement dit, l’étude projette votre innovation hors du laboratoire pour imaginer ses usages dans la société ou l’industrie.
  • Orienter vos décisions de valorisation : En évaluant le potentiel commercial de vos inventions, l’étude fournit des éléments objectifs pour choisir la suite du parcours. Par exemple, selon les résultats, vous pourriez opter pour licencier la technologie à une entreprise, lancer un projet de maturation ou créer une start-up/spin-off. C’est un outil d’aide à la décision pour déterminer les stratégies de valorisation les plus adaptées (licence, partenariat industriel, incubation, etc.).
  • Gagner du temps et des ressources : Mieux vaut s’assurer dès le départ que votre idée a un marché. L’étude du potentiel économique évite d’investir dans un brevet ou un prototype coûteux si le créneau d’application est inexistant ou déjà saturé. Inversement, si le potentiel est confirmé, vous pourrez concentrer vos efforts et financements en connaissance de cause, et convaincre plus facilement partenaires et financeurs avec des données solides.
  • Faciliter le transfert vers l’industrie : En identifiant les secteurs et acteurs intéressés, l’étude ouvre la voie à des partenariats ou licences avec des entreprises prêtes à adopter votre innovation. C’est un gage de crédibilité pour dialoguer avec des industriels, car vous arrivez avec une vision claire du marché et de la concurrence.
En somme, réaliser cette étude, c’est valider l’intérêt de votre invention en dehors du milieu académique, et préparer efficacement la suite de son parcours vers le monde socio-économique.
Ce que couvre l'étude
Concrètement, l’étude du potentiel économique analyse votre projet sous plusieurs angles complémentaires :
  • Applications et besoins visés : Quelles problématiques concrètes votre invention permet-elle de résoudre ? Quels sont les cas d’usage envisageables et qui sont les utilisateurs finaux ? Il s’agit de définir le besoin auquel répond la technologie et de cerner les secteurs d’activité concernés.
  • Marché potentiel : Quelle est la taille du marché adressable (ordre de grandeur, tendances de croissance) ? On identifie les segments de marché pertinents, les perspectives d’évolution, et éventuellement les réglementations ou normes à prendre en compte dans ces secteurs. Cette partie est renforcée par une étude de marché ultérieure.
  • Environnement concurrentiel : Quelles solutions alternatives ou technologies concurrentes existent déjà ? L’étude dresse un état de l’art industriel : qui sont les acteurs en place (start-up, grandes entreprises, laboratoires concurrents) et où se situe votre innovation par rapport à l’existant (degré de nouveauté, avantage compétitif).
  • Positionnement et proposition de valeur : En croisant les points précédents, l’étude évalue comment positionner votre innovation sur le marché. Quelle proposition de valeur unique apporte-t-elle (plus efficace, moins coûteuse, plus durable…) ? Ce volet permet de préciser l’argumentaire pour de futurs partenaires en mettant en avant les atouts de la technologie face aux besoins identifiés et face à la concurrence.
  • Pistes de valorisation et acteurs cibles : Enfin, l’étude propose des scénarios concrets pour exploiter l’invention. Par exemple, elle peut recommander une licence vers une entreprise existante (et dans ce cas, lister des sociétés potentielles intéressées), ou bien suggérer un projet de maturation (preuve de concept supplémentaire financée) si des verrous techniques subsistent, et entrevoir la création d’une start-up si le contexte s’y prête. Dans chaque cas, elle souligne les conditions de succès (niveau de maturité requis, investissements nécessaires) et les partenaires cibles (industriels, investisseurs, incubateurs…) à approcher. 

A noter

Ces analyses couvrent à la fois la faisabilité technique/économique de l’innovation et son attractivité sur le marché. Par exemple, on évalue les usages possibles et les secteurs applicables, puis on approfondit l’étude de marché (besoins des utilisateurs, concurrents présents, différenciation de la solution). L’étude ne détaille pas les aspects juridiques en profondeur, mais elle peut inclure un aperçu de la situation brevet (ex : innovation déjà protégée ou non, liberté d’exploitation) pour éclairer la stratégie globale de valorisation.
Comment s'y préparer ?
L’étude du potentiel économique est généralement menée en collaboration entre vous (chercheur·se) et les experts en valorisation. Pour en tirer le meilleur parti, voici comment vous pouvez vous y préparer :
  • Rassemblez les informations clés sur votre invention : Soyez prêt·e à décrire en termes simples en quoi consiste votre résultat, comment il fonctionne et quels problèmes il résout. Une description technique détaillée (principes de fonctionnement, avantages techniques, performances obtenues) sera nécessaire, mais il faut aussi savoir l’expliquer de façon accessible à des non-spécialistes du domaine.
  • Identifiez les usages potentiels : Réfléchissez aux applications envisageables de votre technologie. Dans quels secteurs pourrait-elle être utilisée ? Pour quel type d’utilisateur final (industrie, grand public, collectivités…) ? Cette liste préliminaire d’usages servira de base aux analystes pour orienter leurs recherches de marché. N’hésitez pas à penser en dehors de votre discipline : une innovation née pour l’aérospatial pourrait avoir un potentiel en santé, par exemple.
  • Recensez l’état de l’art et la concurrence connus : Du point de vue scientifique, vous connaissez l’existant – votre état de l’art. Indiquez si possible quelles solutions actuelles pallient déjà le problème que vous adressez, et en quoi votre approche s’en distingue, avec les bénéfices et inconvénients des solutions. Mentionnez les éventuels concurrents académiques ou industriels dont vous avez connaissance. Cette mise en contexte concurrentielle aidera l’étude à démarrer plus rapidement.
  • Pensez aux acteurs intéressés : Avez-vous déjà été approché·e par une entreprise ou parlé de votre projet lors d’un colloque avec un industriel ? Même sans contacts directs, essayez d’imaginer quelles entreprises ou organismes pourraient être intéressés par vos résultats. Votre service de valorisation vous demandera d’identifier les secteurs d’activité et éventuellement quelques entreprises cibles potentielles. Par exemple, si vous avez mis au point un nouveau matériau, listez les industries pour qui ce matériau serait précieux (transports, construction, électronique…) et quelques noms d’entreprises phares dans ces domaines.
  • Clarifiez vos objectifs et contraintes : Enfin, discutez avec les experts de ce que vous attendez de l’étude. Souhaitez-vous plutôt valider l’opportunité de breveter ? Avoir des arguments pour demander un financement de prématuration ? Chercher un partenaire industriel rapidement ? Selon votre objectif, l’étude pourra être orientée de manière un peu différente. Mentionnez aussi vos contraintes (délais, confidentialité particulière, etc.). 

Check list - Se préparer à l'étude

  • Avoir rédigé une déclaration d’invention 
  • Lister les applications visées et le profil des utilisateurs/bénéficiaires potentiels/clients potentiels
  • Réunir des éléments sur l’existant : concurrents connus, solutions actuelles, ou à défaut les difficultés que vient résoudre votre innovation
  • Prévoir d’indiquer d’éventuels contacts industriels ou partenaires déjà identifiés, ou au moins quelques acteurs du marché qui pourraient être intéressés

Et après ?

Découvrez ci-dessous le détail des étapes :

 

Détection
 

La détection consiste à repérer des inventions à un stade précoce. Découvrez qui est votre point de contact selon votre laboratoire pour en parler.

Déclaration d'invention
 

La déclaration d’invention est le document obligatoire qui vous permet de déclarer tout résultat qui pourrait avoir du potentiel d'innovation.

Évaluation préliminaire
 

L'évaluation préliminaire consiste à analyser le potentiel de protection et d'impact socio-économique de vos inventions.

Protection de la propriété intellectuelle
 

La propriété intellectuelle est destinée à protéger vos inventions et prend de multiples formes (brevet, logiciel, savoir-faire...).

Financement de prématuration
 

La prématuration a pour objectif de soutenir les premières étapes du développement technologique de projets émergents à fort potentiel.
 

Quel est le problème que vous souhaitez résoudre ?

Il est important de définir clairement le problème que vous essayez de résoudre et qui en bénéficierait. Qui est concerné par ce problème ? Pouvez-vous décrire les avantages de votre solution et résumer votre proposition de valeur dans un bref argumentaire ?

Une fois que vous avez rédigé votre argumentaire, les points suivants peuvent vous aider à réfléchir plus en détail à votre opportunité.
  • Décrivez le problème et votre solution.
  • Décrivez le ou les problèmes résolus, les clients, les applications et les avantages pour les utilisateurs.
  • Caractéristiques novatrices de votre solution : que fait-elle, argument clé de vente.
  • Votre solution permet-elle d'économiser des coûts, du temps ou des ressources ?
  • Votre solution constitue-t-elle une amélioration progressive ou une avancée majeure ?
  • Statut de votre solution : idée, preuve de concept, prototype, prêt à l'emploi (par exemple, un outil de recherche), confidentiel ou divulgué/publié.
  • Marché : le problème que vous résolvez a-t-il une valeur commerciale et est-il réalisable ?
  • Taille du marché (total/potentiel), tendances.
  • Barrières à l'entrée : évolutivité, exigences réglementaires du secteur, liberté d'exploitation (brevets), monopole des concurrents.
  • Voie d'accès au marché : licenciés potentiels, investisseurs, planification commerciale.